Retraités

Réunion de la commission "Fin de carrière et retraite"

Lycée du Parc, Lyon, jeudi 24 septembre 2015

Pour accéder au compte rendu, merci de cliquer ici.

 


Compte rendu de la commission "Fin de carrière et retraite"

26 mars 2015

Pour accéder au compte rendu, merci de cliquer ici.


Retraité(e)s, mobilisez-vous!

 

Lyon, le 8 décembre 2014

Le Secrétariat académique du Syndicat national des personnels de direction de l’Education nationale – Académie de Lyon

 

Aux camarades retraités

Cher(e) camarade,

Et si nous essayions, pour les retraités du SNPDEN-UNSA, de vivifier notre commission académique fin de carrière et retraite, de la rendre attractive en en faisant un lieu de rencontres, de travail et de convivialité ?

Adhérent au SNPDEN-UNSA, vous connaissez le rôle de notre syndicat, ses choix et ses idéaux et vous avez participé à leur construction comme l’ont fait ce qui ont construit le SNPDL, puis le SNPDES et enfin le SNPDEN.

Notre syndicat affirme, de congrès en congrès, que le fait de n’être plus actif ne peut exclure quiconque, ni de la réflexion syndicale, ni de la vie syndicale, ni a fortiori de l’action syndicale. Il précise aussi que les camarades et collègues retraités doivent faire bénéficier notre organisation de toute l’expérience qu’elles et ils ont acquise.

Ce serait à partir de ce double socle que pourraient se développer les travaux de notre commission à l’issue desquels un temps d’amicale convivialité ferait de ces réunions un vrai moment de réflexion et de détente.

Ces réunions seraient de deux types :

  • Réunions de travail organisées trois fois par an (en présence, s’ils peuvent se dégager, du SA et des SD) autour de quatre axes : vie de l’Académie et des départements, problèmes nationaux en cours, concernant les retraites et les retraités en n’oubliant jamais que tout actif est un pensionné en devenir, questions diverses et enfin un exposé/débat fait par un(e) camarade sur un thème dont elle ou il aimerait nous faire partager l’intérêt. A l’issue de ces réunions un déjeuner  nous réunirait où sont, bien sûr,  invités nos conjointes et conjoints.

  • Réunions plus culturelles une fois par an : visites guidées de musée, d’expositions, de sites pas trop éloignés à définir ensemble….

Un calendrier, l’ordre du jour, le 1° sujet d’exposé, le lieu et l’horaire vous seront proposés très prochainement, mais sachez que notre première rencontre pourrait avoir lieu fin Janvier 2015.

Le soutien de l’ensemble du Bureau académique à cette initiative ne fait même pas débat, tous les camarades actifs sont très attentifs et heureux de constater que les collègues retraités s’investissent de cette façon. Vous permettrez, par votre approbation et mieux encore par votre présence, à cette proposition de devenir réalité et qu’ainsi vous nous aiderez à faire du SNPDEN-UNSA un syndicat toujours plus écouté, toujours plus représentatif et toujours le meilleur défenseur de notre Ecole républicaine.

En vous remerciant par avance de bien vouloir nous apporter votre expérience et en restant à votre disposition, nous vous souhaitons par anticipation de bonnes fêtes de fin d’année et une excellente année 2015.

Sincères amitiés syndicales,

 

Pierre BOUSQUET                Gérard HEINZ – Isabelle RHETY – Nathalie KERBECI

Retraité                                   Secrétariat Académique SNPDEN-UNSA

 

Contact de Pierre BOUSQUET : mipi.bousquet@sfr.fr  /    06 17 05 36 30


Une réflexion sur les retraites à partir d'un texte de Saint-Simon

Par Pierre-Louis KLEIN, membre du CSA et ancien Secrétaire départemental du Rhône

Saint Simon   Préambule  aux  Notes sur les maisons d'Albret, d'Armagnac et de Chatillon.  (1737)

«  Un grand loisir qui tout à coup succède à des occupations continuelles de tous les divers temps de la vie, forme un grand vide qui n'est pas aisé ni à supporter ni à remplir. Dans cet état l'ennui irrite et l'application dégoûte. Les amusements, on les dédaigne. Cet état ne peut être durable  ; à la fin on cherche malgré soi à en sortir. Ce qui rappelle le moins tout ce qu'on a quitté et qui mêle quelque application légère à de l'amusement, c'est ce qui convient le mieux. De médiocres recherches de dates et de faits pris par éclaircissement dans les livres, d'autres sortes de faits qu'on a vus ou qu'on a sus d'original sont de ce genre, quand ces autres faits qu'on trouve en soi-même ont quelque pointe, quelque singularité, quelque concordance fugitive et qui peut mériter d'être sauvée de l'oubli. L'esprit y voltige quelque temps sans pouvoir se poser encore, jusqu'à ce que le besoin de se nourrir de quelque chose, contracté par une si longue habitude, devienne supérieur au dégoût général  ; et que, par l'affaiblissement des premiers objets à mesure qu'ils s'éloignent, il saisisse au hasard la première chose qui se présente à lui. Un malade repousse bien des plats sans vouloir y goûter, et plusieurs autres encore dont il n'a fait que tâter et encore avec peine. L'esprit, languissant de vide, effleure ainsi bien des objets qui se présentent, avant que d'essayer d'accrocher son ennui sur pas un.»


Bureau national élargi - lundi 9 septembre 2013

MOTION RETRAITES

Adoptée à l’unanimité, moins 5 abstentions

Le Bureau National, réuni  le 9 septembre 2013, rappelle les mandats et les priorités à partir desquels l’UNSA s’est pleinement investie dans la concertation avec les partenaires sociaux initiée par le gouvernement  depuis le début de l’année.

Pour l’UNSA,  le déficit prévisible établi par le Comité d’Orientation des Retraites constitue une vraie menace pour  l’efficacité de notre système de retraite à court et moyen terme tout autant que sa  pérennité  à plus longue échéance. A ses origines démographiques s’ajoutent des raisons conjoncturelles,  la crise économique et sociale d’une gravité inédite que nous traversons jouant un rôle aggravant considérable, notamment à travers le développement ininterrompu du chômage.

Dans ce contexte extrêmement difficile, considérant que ne rien faire ou proposer l’impossible amènerait immanquablement au développement d’une capitalisation dont les effets sociaux irréversibles toucheraient de plein fouet les plus défavorisés, le Bureau National, réuni le 16 mai, a précisé les grands principes qui devaient guider l’UNSA pour la phase de concertation de cet été,  visant non plus le diagnostic mais les réponses. Notre objectif principal : obtenir des mesures, socialement justes et équitablement réparties, pour assurer la sauvegarde des principes qui fondent notre système de retraite solidaire par répartition et sa pérennité.

C’est donc à la lumière des mandats et objectifs de l’UNSA que le Bureau National, réuni le 9 septembre 2013, a examiné les annonces du gouvernement et les différentes mesures contenues dans le pré-projet de loi qui en découle.

Pour le financement à long terme, l’UNSA avait dit son opposition  à toute accélération du calendrier de montée en charge des durées de cotisation prévue jusqu’en 2020. Elle avait rappelé que, si elle pouvait comprendre que, dans un système basé sur la répartition, l’allongement de la durée de vie ne pouvait rester sans effet sur la durée de cotisations, les 44 ans évoqués par le rapport Moreau seraient inacceptables, d’autant que l’amélioration de la situation de l’emploi reste une condition sine qua non d’efficacité. Elle avait enfin fait valoir qu’elle refuserait toute nouvelle augmentation des bornes d’âge. L’UNSA avait enfin fermement rejeté toute stigmatisation de la Fonction publique ou des régimes spéciaux.  A la lecture du projet de loi, le BN constate que ces revendications ont été globalement entendues.

Pour le financement à court terme, l’UNSA, réservée quant à un recours à la CSG, était favorable à une augmentation progressive et modérée des cotisations. Si elle n’excluait pas une participation des retraités à l’effort collectif, elle avait signalé que les petites retraites devaient être épargnées. Elle avait dit son opposition à un recours à une désindexation des pensions, tout comme à la suppression de l’abattement fiscal de 10 % dont bénéficient aussi les retraités.

Le BN de l’UNSA constate que le gouvernement ne l’a entendue que partiellement. L’UNSA n’était ainsi pas demandeuse de la fiscalisation des bonifications pour 3 enfants et plus choisie par le gouvernement. En tout état de cause, celle-ci ne prendrait tout son sens que dans le cadre d’une réforme fiscale globale que l’UNSA revendique, mettant à plat l’ensemble et non une seule des niches fiscales. Pour éviter un choc fiscal trop important, l’UNSA demande une progressivité de l’application de cette mesure et sa modulation pour tenir les petites retraites à l’abri des répercussions induites qui pourraient les frapper durement. Enfin, concernant le décalage de 6 mois de la revalorisation annuelle des pensions, l’UNSA souhaite là aussi que les petites pensions en soient exclues.

Pour les mesures de justice, l’UNSA note que des progrès importants figurent dans le projet de loi. La prise en compte de la pénibilité est l’aboutissement d’un long combat syndical. C’est une avancée sociale considérable qui concernera des millions de salariés. Les mesures améliorant la validation des périodes de temps partiel, de formation professionnelle des chômeurs, d’apprentissage pour les jeunes, les améliorations touchant les carrières longues sont des revendications de l’UNSA. Elles constituent un progrès significatif, dont profiteront singulièrement les femmes. La prise en compte des stages en entreprises des jeunes, une amélioration des conditions de validation du chômage non indemnisé restent à obtenir.

A la lumière de cette analyse, le Bureau National considère que l’équilibre général du projet de loi intègre, en totalité ou en partie, des mandats essentiels de l’UNSA et comporte des avancées notables. Néanmoins, il ne les reprend pas tous et ne préserve pas suffisamment les petites retraites.  C’est pourquoi, alors que la phase du débat parlementaire va désormais s’ouvrir, le Bureau National mandate le Secrétariat National pour poursuivre notre action en recherchant les conditions d’efficacité maximum.  Au-delà des éléments d’une réforme en cours indispensable pour sauvegarder l’essentiel, le Bureau National de l’UNSA rappelle que le retour de la croissance et de l’emploi constituent les vraies clés de la sauvegarde de notre système de retraite, comme, plus généralement, de l’ensemble de notre protection sociale. Le Bureau National réaffirme donc que la bataille pour l’emploi est bien prioritaire et que la mobilisation, au niveau national et européen,  de tous les acteurs concernés (pouvoirs publics, entreprises, partenaires sociaux) est une des conditions  de sa réussite.


Un supplément "spécial retraités" de la revue Direction a été publié en décembre 2012. C'est par ici: un clic ici.


Pour une réforme urgente de la perte d’autonomie
La réforme de la prise en charge de la perte d’autonomie des personnes âgées est urgente.
Promesse du Président Sarkozy, sans cesse repoussée et finalement enterrée après six mois de débat, la réforme doit être engagée sans tarder par le nouveau gouvernement Ayrault et la Ministre chargée des personnes âgées, Michèle Delaunay.
Plus d’un million de retraités directement concernés et leurs familles attendent avec impatience une amélioration de la prise en charge et une baisse significative du reste à charge.
Le candidat François Hollande s’est engagé pendant la campagne à relever le plafond des aides de l’État pour les personnes dépendantes. Pour François Hollande, la perte d’autonomie doit être fondée sur la solidarité et une cotisation doit être instaurée pour financer cette solidarité.
Aujourd’hui, il y a urgence à concrétiser ces engagements.
Les restes à charge en établissements (en moyenne 1400 euros par mois) sont insoutenables pour de nombreux retraités et leurs familles.
Des associations de services d’aide à domicile sont actuellement en difficulté financière et réduisent –voire cessent- leur activité.
Les aidants familiaux ont de plus en plus besoin d’aides, de formation, de répis et de garanties pour leurs parcours professionnels.
Les financements actuels (Assurance maladie, État, Départements) sont à bout de souffle.
Ne pas régler ces problèmes aurait des conséquences néfastes sur la vie de plus d’un million de retraités, sur l’emploi, sur notre système d’assurance maladie et, plus généralement, sur l’économie de notre pays.
C’est pourquoi, sans attendre, le gouvernement doit engager cette réforme indispensable.
Jean-Paul Tripogney
Secrétaire Général UNSA Retraités